Publié le dimanche 11 janvier 2009

Nouvelle visite en Haîti de Michaelle Jean, gouverneure générale du Canada

11 01 2009

( dimanche 11 janvier 2009 - P-au-P, 11 janv. 08 ) - [AlterPresse] ---- La gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, d’origine haïtienne, effectue le 15 mai prochain une visite officielle de 4 jours en Haiti, apprend AlterPresse.

Ce sera le deuxième voyage officiel de Michaelle Jean en Haiti depuis sa désignation comme gouverneure du Canada en aout 2005.

Lors de sa prochaine visite en Haiti, Michaelle Jean sera accueillie par le président René Préval, indique la presse canadienne.

Elle prévoit de visiter un projet rizicole aux Cayes(Sud), en guise d’appui à la population locale, gravement touchée par la crise alimentaire, ajoute la même source.

La gouverneure du Canada avait visité Haiti en mai 2006 et avait assisté à l’investiture, le 14, du président élu René Préval.

Michaelle Jean en avait profité pour se rendre à Jacmel (Sud-est), d’où sa famille est originaire. Elle avait qualifié sa visite à Jacmel de « moment le plus émouvant » de ce voyage en Haïti, car, avait-elle dit à l’aéroport de cette ville, « ici je reviens vraiment sur les traces de mon enfance ».

Michaelle Jean est la nièce de l’écrivain haïtien, René Depestre, établi depuis des années en France où il a pris la nationalité française.

Michaelle Jean est née à Port-au-Prince en 1957 et est arrivée en 1968 au Canada où elle a étudié et travaillé notamment comme journaliste. [gp apr 11/01/2009 18:00]

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Québec
Une messe pour marquer le Nouvel An

11 01 2009

( Radio-Canada.ca/Québec ) - La messe traditionnelle des employés de la Ville de Québec aura lieu lundi matin à la cathédrale Notre-Dame de Québec. La célébration, qui a lieu chaque année, vise à marquer le début du Nouvel An.

Le célébrant de la messe n'a toutefois pas l'intention d'en faire une célébration à la mémoire de l'ancien maire de Québec, Jean Pelletier, décédé samedi. Il mentionnera le nom du défunt lors de la prière eucharistique, mais il ne fera aucune référence à Jean Pelletier dans son homélie, puisque c'est la messe de la rentrée des employés. Par contre, souligne le maire Régis Labeaume, cette messe constitue tout de même une occasion de rendre hommage à cet homme qui a marqué l'histoire de la ville de Québec.

Ainsi, les anciens maires Gilles Lamontagne et Jean-Paul l'Allier participeront exceptionnellement à cette messe aux côtés du maire Labeaume. Après la célébration, ils se dirigeront à l'Hôtel de Ville pour être les premiers à signer le registre qui sera remis à la famille.

Par ailleurs, on saura lundi si d'autres registres seront mis à la disposition de la population. Si c'est le cas, il est peu probable qu'ils soient installés dans les bureaux d'arrondissement parce que M. Pelletier était maire de l'ancienne ville de Québec. Par contre, des registres pourraient être ouverts dans les bibliothèques municipales puisque M. Pelletier a été l'initiateur du développement du réseau.




Grande-Bretagne : Le prince Harry dans l'embarras

11 01 2009

( La Presse Canadienne ) - Le prince Harry est au centre d'une polémique pour des propos jugés racistes qu'il a tenus à l'égard de soldats d'origine pakistanaise et arabe.

Dans une vidéo filmée en 2006 en compagnie de ses collègues soldats, il traite l'un d'eux de« Paki », un terme péjoratif pour désigner les Pakistanais.

Dans une autre vidéo, le prince, visiblement avec un ami qu'il taquine, lui demande d'enlever le filet qu'il a sur la tête. « Tu ressembles à un enturbanné », lui dit-il.

Ces vidéos, filmées par le prince lui-même en 2006, ont été mises en ligne par le News of the World, le journal à potins le plus vendu en Grande-Bretagne.

Elles sont diffusées quatre ans après la publication de photos montrant le prince Harry, 24 ans, déguisé en nazi.

Ironiquement, le News of the World a passé sous silence une conversation bidon, où le prince Harry se moque de sa grand-mère, la reine d'Angleterre.

Enquête réclamée

L'organe de surveillance des discriminations en Grande-Bretagne a réclamé une enquête au ministère de la Défense, qui a réprimandé le prince. Le Parti conservateur et des députés ont aussi critiqué le troisième successeur au trône britannique.

Le prince Harry s'est excusé par l'entremise de la famille royale, qui a affirmé que ces propos offensants ont été dits sans malveillance. « Le prince Harry comprend parfaitement combien ce terme peut être insultant, et est tout à fait désolé s'il a blessé quelqu'un », a expliqué la famille royale dans un communiqué.

Le prince Harry a servi 10 semaines en Afghanistan à partir de fin 2007, mais a dû rentrer en raison de craintes concernant sa sécurité.

Il est présentement lieutenant et doit entamer prochainement une formation de pilote d'hélicoptère de combat.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

11 01 2009

Prévisions

Émises à: 15h45 HNE le dimanche 11 janvier 2009

Avertissement de smog en vigueur.

Ce soir et cette nuit:

Ennuagement graduel. Minimum moins 20.

Lundi:

Nuageux. Devenant alternance de soleil et de nuages en mi-journée. Maximum moins 11.

Lundi soir et nuit:

Nuageux. Minimum moins 13.

Mardi:

Neige. Maximum moins 8.

Mercredi:

Neige intermittente. Minimum moins 16. Maximum moins 13.

Jeudi:

Ensoleillé. Minimum moins 25. Maximum moins 19.




Une foule record attendue à Washington

11 01 2009

( Agence France-Presse - WASHINGTON ) - Une foule record est attendue à Washington pour les festivités historiques et sous haute sécurité prévues le 20 janvier pour célébrer l'investiture de Barack Obama, symbole d'un immense espoir de changement dans un pays aux prises avec une grave récession.

Vainqueur le 4 novembre de son adversaire républicain John McCain, le démocrate Barack Obama, 47 ans, 44e président des États-Unis, va devoir gérer deux guerres et une crise économique sans précédent depuis les années 1930. Vu la capacité du premier président noir américain à déplacer des foules pendant la campagne, les autorités ont envisagé que 4 à 5 millions de personnes convergent sur la capitale, avant de revoir ce chiffre largement à la baisse, autour de 1,5 à 2 millions de personnes.

Cette foule devrait rester néanmoins un record: le public le plus nombreux jamais vu à Washington remonte à 1965 lors de l'investiture du successeur du président assassiné John Kennedy, Lyndon Johnson, avec 1,2 million de personnes.

Les festivités s'étaleront sur quatre jours à partir du samedi 17, jour où Barack Obama arrive en train à Washington en provenance de Philadelphie, à la façon de son prédécesseur et héros, Abraham Lincoln.

Elles culmineront mardi 20 à midi, lorsque Barack Obama prêtera serment de respecter la Constitution, sur la même Bible que celle utilisée par Lincoln en 1861. Il s'exprimera au pied du Capitole, siège du parlement américain, face à ses admirateurs réunis sur le Mall, une immense espalanade longue de 3 kilomètres.

Suivra un défilé de 13 000 personnes, composé de fanfares et de corps militaires, entre le Capitole et la Maison-Blanche.

Placé sous haute surveillance, tout le centre-ville, soit 9 km2, sera interdit à la circulation, de même que la plupart des ponts. Des points d'entrée avec fouille sont répartis le long du parcours du défilé.

Dix écrans géants, une centaine de hauts-parleurs, 8 000 policiers (1 000 de plus que pour l'investiture de George W. Bush) et 11 500 militaires canaliseront la foule. Le coût de la cérémonie s'élève à 75 millions de dollars, financés par des dons.

«Les hôtels sont complets, toutes les limousines ont été louées à 100 km à la ronde», rapporte le président de la chambre de commerce de Washington, Jim Dinegar.

Certains particuliers ont loué leur maison à des visiteurs venant spécialement pour l'occasion, mais l'enthousiasme, rafraîchi par les médias décrivant une ville engorgée, s'est un peu dissipé.

«Je ne connais personne qui ait loué sa maison pour l'investiture», rapporte une habitante, Grace Steckler, qui a tenté en vain de louer la sienne, située non loin du Capitole, pour 1 200 dollars la nuit.

Les festivités donnent lieu à une dizaine de bals officiels et des centaines d'autres organisés par des églises, des collectivités ou des communautés ethniques.

Le métro, qui fonctionnera selon des horaires exceptionnels, est fortement conseillé bien qu'assurément bondé: «on ne pourra pas transporter 2 à 3 millions de personnes», prévient Lisa Farbstein, du métro de Washington. «Si vous n'êtes pas loin, prévoyez de venir à pied».

Les cyclistes s'organisent pour encourager l'utilisation du vélo et offrent gratuitement un service de stationnement près du Mall.

Reste à espérer la coopération de la météo, comme le souhaite Karyn Leblanc, porte-parole des services de transports de la ville: «on veut que tout le monde danse la danse du soleil».




Hollywood
66e cérémonie des Goldent Globes

11 01 2009

( LCN/Montréal ) - Les vedettes d'Hollywood revêtiront leurs plus beaux atours, ce soir, pour la 66e soirée des Golden Globes.

La cérémonie sera présentée sur les ondes du réseau américain NBC.

Les films The Curious Case of Benjamin Button, Doubt et Frost/Nixon partent favoris, avec cinq nominations chacun.

Steven Spielberg recevra le prix Cecil B. DeMille pour sa contribution exceptionnelle dans l'univers du divertissement.

La cérémonie des Golden Globes est présentée par la presse étrangère d'Hollywood.

Elle célèbre non seulement le talent de l'industrie cinématographique, mais également celui de la télévision.




Montréal
Sentence lundi pour un père-pédophile de 93 ans

11 01 2009

( LCN/Montréal ) - C'est lundi que doit être prononcée la sentence de Philippe Hamelin au palais de justice de Montréal.

Cet homme âgé de 93 ans a été reconnu coupable d'avoir agressé sexuellement ses deux filles il y a près de 50 ans.

Les soeurs Marcelle et Michelle Hamelin ont enduré les pires sévices de la part de leur père dans leurs résidences familiales de Granby et de Montréal, entre 1956 et 1963.

Ce n'est qu'en 2005, après la mort de leur mère, qu'elles ont porté plainte.

La Couronne estime que les crimes commis par l'homme sont passibles de sept à neuf ans de prison.

De son coté, la Défense a insisté sur le fait que Philippe Hamelin est malade, incontinent, presque sourd et aveugle.




Trois-Rivières célèbre en grand son 375e anniversaire

11 01 2009

( LCN/Mauricie ) - Aujourd'hui, tous les Trifluviens sont conviés à une grande fête familiale pour profiter des plaisirs de l'hiver, de 10h à 17h au centre-ville de Trois-Rivières.

Shilvi, Yves Lambert et 25 artistes de l'Union du feu donneront entre autres des spectacles sur la scène située au parc Champlain.

De nombreuses activités seront également offertes : jeux gonflables, karts à pédales, patinage, glissade, miniferme, trampoline, bungee, et bien plus encore.

Samedi, plus de 2000 personnes ont assisté au coup d'envoi des activités lors d'un grand banquet populaire offert gratuitement aux citoyens.




Lévis
Un bébé décédé dans des circonstances suspectes

11 01 2009

( La Presse Canadienne ) - La police de Lévis enquête sur la mort suspecte d'un bébé d'un mois, trouvé sans vie dimanche matin dans un appartement de la rue Saint-Joseph.

Un appel a été logé au 911 vers 8h50 pour signaler que l'enfant, une petite fille, était en arrêt cardio-respiratoire.

Des manoeuvres de réanimation ont été effectuées mais en vain. Le décès a été constaté à l'hôpital Hotel-Dieu de Lévis.

Le père et la mère du bébé, des gens âgés dans la vingtaine, ont trois autres enfants.

Des interrogatoires seront menés au cours des prochaines heures.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

11 01 2009

Prévisions

Émises à: 11h30 HNE le dimanche 11 janvier 2009

Aujourd'hui:

Dégagement tard cet après-midi. Vents du nord-est de 20 km/h devenant légers cet après-midi. Maximum moins 12.

Ce soir et cette nuit:

Quelques nuages. Ennuagement graduel au cours de la nuit. Minimum moins 20.

Lundi:

Nuageux avec 40 pour cent de probabilité d'averses de neige en matinée. Alternance de soleil et de nuages par la suite. Maximum moins 11.

Mardi:

Neige. Minimum moins 15. Maximum moins 7.

Mercredi:

Neige intermittente. Venteux. Minimum moins 10. Maximum moins 10.

Jeudi:

Ensoleillé. Minimum moins 25. Maximum moins 19.




Les familles homoparentales: une réalité encore taboue

11 01 2009

( Stéphanie Martin - Le Soleil ) - (Québec) - Quelques années après la légalisation du mariage gai et la reconnaissance du droit à l'adoption pour les couples de même sexe, la réalité des familles homoparentales fait-elle encore sursauter? Selon les principaux intéressés, il reste encore du chemin à parcourir.

Au pays, plus de 4000 couples de même sexe ont des enfants à la maison, selon les données recueillies par Statistique Canada lors du recensement de 2006. De ce nombre, de plus en plus d'enfants naissent du projet familial d'un couple gai, alors que d'autres, issus d'une relation hétérosexuelle, vivent aujourd'hui, à temps plein ou à temps partiel, avec deux papas ou deux mamans.

Pour Manon Boivin, membre du C. A. de la Coalition des familles homoparentales, et elle-même mère d'une petite fille qu'elle a eue avec sa conjointe, «il reste du travail à faire pour que la société et les institutions scolaires acceptent que les familles homoparentales existent, qu'elles sont compétentes et qu'elles ont le droit d'être là».

Mme Boivin cite l'exemple de l'école. «Il y a encore le préjugé que deux mères ne peuvent pas élever un enfant parce qu'il va manquer quelque chose. On considère que la mère est affectueuse, et le père autoritaire.» Basé sur ce raisonnement, ajoute-t-elle, si les deux mères sont appelées par l'école parce que leur enfant a un problème de comportement, on va avoir tendance à dire : «C'est évident, il n'a pas de père!»

Même la cour d'école n'échappe pas aux préjugés. Mme Boivin déplore le fait que, même aujourd'hui, on banalise des termes blessants comme maudit fif.

«Le milieu scolaire devrait refuser systématiquement les actes homophobes. Les enseignants et les directions n'ont pas idée de l'impact de ces mots sur les enfants.» D'où l'importance, croit-elle, de sensibiliser le milieu à la réalité des familles homoparentales. La Coalition, en partenariat avec le ministère de l'Éducation et l'Université du Québec à Montréal, travaille d'ailleurs à produire une trousse de sensibilisation qui sera disponible en septembre pour les écoles. Les régions de Montréal et de Québec participeront à un projet pilote.

Près du but

Manon Boivin entrevoit cependant la lumière au bout du tunnel. Elle fait une analogie avec les enfants de couples divorcés, qui, il y a 30 ans, étaient souvent stigmatisés et devaient cacher leur situation familiale de peur de devenir la risée. Aujourd'hui, on en trouve encore qui craignent de parler du divorce de leurs parents à leur entourage, mais, pour la plupart, le fait est accepté socialement. «On n'est pas si loin du jour où on arrivera à normaliser les familles homoparentales.»

Manon Boivin en a pour preuve la grande ouverture dont ont fait preuve les gens qu'elle a rencontrés individuellement, tant dans la garderie en milieu familial que sa fille a fréquentée que dans le CPE où elle est actuellement. «Ma fille évolue dans un milieu qui lui permet de dire à son ami : «Ben oui, ça se peut. Je te l'ai dit que j'ai deux mères! C'est un indice que c'est un endroit où elle se sent sécuritaire.»

Selon Marc Bouchard, du groupe Pères gais de Québec, la difficulté d'acceptation vient parfois du parent lui-même, surtout quand celui-ci fait son coming out sur le tard et qu'il a peur de la réaction des gens.

«Souvent, la difficulté ne vient pas du milieu, qui n'est pas rébarbatif, mais plutôt des peurs qui nous paralysent. (...) Tout dépend de l'attitude du parent. S'il reflète le bonheur, l'enfant va le sentir. Sinon, l'enfant le vivra plus difficilement.»

Bien-être des enfants

Quant au bien-être des enfants au sein des familles avec deux parents de même sexe, plus de 30 ans de recherches sur la question tendent à démontrer qu'il n'y a pas de différence avec les enfants de familles hétérosexuelles. Ni sur le plan du développement cognitif, ni sur l'orientation sexuelle, ni sur la compétence sociale, ni sur l'intelligence, ni sur les troubles psychiatrique ou de comportement.

( Pour aider les enfants de trois à sept ans à comprendre les familles homoparentales : ARIANE BERTOUILLE. Ulysse et Alice, Éditions du Remue-ménage, 2006.)




Obama pourrait poursuivre l'administration Bush

11 01 2009

( Agence France-Presse - Washington ) - Le président élu Barack Obama n'exclut pas de poursuivre en justice des responsables de l'administration du président George W. Bush qui auraient commis des abus dans la guerre contre le terrorisme, soulignant que nul n'est «au-dessus de la loi».

«Nous sommes toujours en train d'évaluer la manière dont nous allons aborder tout ce qui concerne les interrogatoires, les détentions, etc», a déclaré le président élu dans une interview à la chaîne de télévision ABC diffusée dimanche.«Nous allons bien sûr voir ce qui a été fait par le passé et je ne crois pas que qui que ce soit soit au-dessus de la loi», a souligné M. Obama, qui deviendra le 44e président des Etats-Unis le 20 janvier.

Des organisations de défense des droits de l'homme et des droits civiques réclament des poursuites judiciaires contre des responsables de l'administration Bush qu'ils accusent d'avoir donné leur blanc seing à des détentions illégales ou à la torture de prisonniers soupçonnés d'activités terroristes.

M. Obama a toutefois souligné qu'il préférerait aller de l'avant plutôt que de se pencher sur le passé.

«Mais cela ne veut pas dire que si quelqu'un a clairement violé la loi, il soit au-dessus de la loi», a insisté le président élu.

Il a notamment critiqué le vice-président Dick Cheney, qui continue de défendre des méthodes d'interrogatoire, comme la simulation de noyade, assimilées généralement à de la torture.

«Le vice-président Dick Cheney, je crois, continue de défendre ce qu'il qualifie de méthodes ou procédures extraordinaires en matière d'interrogatoire alors qu'à mon sens la simulation de noyade est de la torture», a dit M. Obama.

Pour autant, le président élu compte laisser le soin à son futur ministre de la Justice de décider ou non de poursuites.

«Mais de manière générale, je pense que quand il s'agit de la sécurité nationale, nous devons plutôt essayer de bien faire les choses à l'avenir, plutôt que de nous pencher sur ce qui a été mal fait par le passé», a-t-il ajouté.




Détroit
Salon de l'auto sur fond de crise

11 01 2009

( Radio-Canada.ca ) - Le Salon de l'automobile de Detroit a été lancé dimanche, alors que les trois grands constructeurs américains, GM, Ford et Chrysler, luttent pour leur survie.

58 nouveaux modèles, dont 44 en première mondiale, seront présentés aux 7000 journalistes venus d'une soixantaine de pays.

Le Salon présente cette année des voitures plus économiques afin d'attirer les acheteurs.

Parmi les nouvelles moutures, on retrouve plusieurs véhicules hybrides et des prototypes électriques mis au point par GM, Ford, Chrysler, Mercedes,Toyota, Honda et Mitsubushi.

Plusieurs constructeurs automobiles étrangers, dont Nissan, Porsche et Land Rover ne seront pas au Salon de l'auto cette année.

Quelque 700 000 visiteurs sont attendus d'ici la fermeture du Salon, le 25 janvier.

Un salon sur fond de morosité

Deux des trois grands de l'automobile aux États-Unis, soit GM et Chrysler, sont présentement dans une situation de survie.

En 2008, les ventes de voitures aux États-Unis ont chuté de 18 %, comparativement à 2007, principalement en raison de la crise financière et de la récession.

Les spécialistes du domaine de l'automobile n'entrevoient pas une meilleure année pour 2009. La firme JD Power anticipe une baisse de 13,6 % des ventes de voitures aux États-Unis cette année, soit 11,4 millions de véhicules.

Au début de décembre dernier, les dirigeants de GM, Chrysler et Ford, réclamaient une aide financière au gouvernement américain afin de traverser la crise économique aux États-Unis. GM demandait 18 milliards de dollars, alors que Chrysler réclamait un crédit de 7 milliards.

Ford, moins touchée par la crise économique et la récession, disait avoir besoin de 9 milliards, pour maintenir sa liquidité.




Rage au volant : Un automobiliste poignardé

11 01 2009

( Radio-Canada.ca - MONTRÉAL ) - Une affaire de rage au volant a mal tourné dans la nuit de samedi à dimanche, à Laval.

Les conducteurs de deux automobiles se sont bagarrés, vers 1 h 45, dans le quartier Chomedey.

L'un d'eux a été poignardé. Il a été hospitalisé, mais sa vie n'est pas en danger.

L'agresseur s'est enfui. D'autres occupants se trouvaient avec lui dans le véhicule.

La police de Laval est toujours à sa recherche.




Etats-Unis : L'avant-goût Obama

11 01 2009

( La Presse Canadienne ) - Barack Obama a commenté certains des grands dossiers qui l'attendent à la Maison-Blanche, dans une interview non encore diffusée accordée à la chaîne de télévision américaine ABC.

Le nouveau président américain, dont l'investiture est prévue le 20 janvier, a fait savoir qu'il ne fermera pas le camp de prisonniers de Guantanamo dans les 100 premiers jours de sa présidence, comme il l'avait déjà promis.

Il a toutefois réaffirmé sa promesse de clore l'installation controversée de cette prison sur le territoire cubain.

« C'est plus difficile que nombre de gens ne le pensent. [...] Je crois que cela va prendre un certain temps et nos équipes de juristes travaillent avec les responsables de la sécurité nationale, en ce moment même, pour arriver à savoir exactement ce que nous allons faire », a déclaré M. Obama.

La prison de Guantanamo est devenue le symbole le plus controversé de la guerre contre le terrorisme lancée par l'administration du président George W. Bush après les attentats du 11 septembre 2001.

Engagement immédiat au Proche-Oient

Prudent sur le conflit en cours dans la bande de Gaza, le président élu des États-Unis a néanmoins indiqué qu'il agirait dès son investiture, en mettant en place une équipe qui puisse s'engager immédiatement dans le processus de paix au Proche-Orient.

Cette équipe « s'adressera à toutes les parties prenantes. Elle travaillera à mettre sur pied une approche stratégique qui garantisse que les Israéliens et les Palestiniens puissent satisfaire leurs aspirations », a dit Barack Obama.

Il s'est refusé de prendre position pour le moment, laissant cette question à l'administration sortante du président Bush.

M. Obama a toutefois souligné qu'Israël avait le droit de défendre ses citoyens, comme il l'avait déclaré en juillet lors d'un voyage dans la région, en pleine campagne présidentielle.

« Je pense que l'un des principes fondateurs de tout pays et de devoir protéger ses citoyens », a-t-il dit.

L'Iran, un grand défi

Par ailleurs, Barack Obama a estimé que l'Iran serait « l'un des plus grands défis » de son administration.

Il a promis « une nouvelle approche basée sur le respect et sur une volonté de dialogue, mais aussi de la clarté sur ce que nous voulons exactement ».

« Nous préparons cela. Nous anticipons le fait que nous allons devoir agir rapidement dans cette zone », a expliqué M. Obama.

Il a également indiqué qu'il interpellerait l'Iran, qu'il accuse « d'exporter le terrorisme » à travers le mouvement palestinien Hamas et le Hezbollah libanais.




Parents du même sexe: pas si différents que ça

11 01 2009

( Stéphanie Martin - Le Soleil ) - (Québec) - Deux mamans avec leur fillette. Deux papas avec leur fils. Dans la vie de tous les jours, la tâche de parent dans un couple de même sexe n'est pas bien différente de celle des couples hétérosexuels. Sauf peut-être dans le regard des autres.

«Ce n'est pas plus compliqué d'être un parent gai», dit Marc Bouchard du groupe Pères gais de Québec, qui est lui-même père de deux enfants nés d'une union précédente avec une femme et qui sont aujourd'hui de jeunes adultes. «Nous vivons la même réalité que les autres. La sexualité du parent n'a rien à voir avec l'éducation des enfants.»

M. Bouchard se réjouit de la plus grande ouverture qui prévaut actuellement dans la société envers les familles homoparentales. Aujourd'hui, dit-il, plusieurs gais concrétisent un projet familial. L'enfant naît et grandit dans une famille «différente». «Plus on porte cette réalité-là jeune, plus elle se normalise rapidement.»

C'est un tout autre scénario pour un ado de 14 ans qui apprend soudainement qu'un de ses parents est homosexuel. Les préjugés qui circulent ont eu le temps de se frayer un chemin dans son esprit.

D'où l'importance que le parent soit en paix avec lui-même et s'assume, insiste Marc Bouchard. Car la crainte du regard des autres est encore forte chez plusieurs gais. «C'est déjà dur de se comprendre nous-même, imaginez pour un enfant!»

Manon Boivin, de la Coalition des familles homoparentales, abonde dans le même sens. «Les recherches ont démontré que les enfants s'en tirent mieux socialement quand les parents ont fait leur coming out, s'assument, et s'impliquent dans l'environnement social et scolaire.»

Mais il reste des préjugés. «Les enfants ne sont pas malheureux dans leur famille, mais ils développent des stratégies d'adaptation : ils n'en parlent pas à tout le monde, car ils savent qu'il peut y avoir des répercussions.»




Jean Pelletier : Le dernier combat

11 01 2009

( Gilbert Lavoie - Le Soleil ) - (Québec) - «Vous savez, les médias ne m'ont jamais beaucoup aimé», m'a lancé Jean Pelletier le 22 août, lors de notre première rencontre visant à préparer une série d'entrevues pour publication après son décès. Il comparait alors son sort au traitement réservé à Jean-Paul L'Allier, et plus encore à Gilles Lamontagne, à qui l'on donne encore du «monsieur le maire» sur un ton affectueux.

Jean Pelletier n'était pas un plaignard. À aucun moment, pendant nos rencontres, il ne s'est apitoyé sur son sort et sur la maladie qui le terrassait à petit feu. Mais j'ai bien compris, au fil des derniers mois, que ce maire «dur à cuire», qui n'était pas du genre à s'épancher en public, aurait aimé renouer davantage avec Québec, cette ville et ces gens qui lui ont procuré les plus grandes satisfactions personnelles et professionnelles de sa vie. Sa bataille de 28 mois contre le cancer et ses démêlés devant les tribunaux ne lui en ont pas laissé le temps.

C'est en avril dernier qu'il a appris que son cancer était incurable et qu'il en avait pour à peine un an. Mais ce n'est qu'au début décembre qu'il a vraiment compris que l'horloge de la vie ne lui laissait plus que quelques semaines. «Croyez-vous qu'on peut terminer le travail à temps pour Noël?» m'a-t-il demandé le 6 décembre. La douleur l'avait atteint; le recours à la morphine était devenu nécessaire.

«Ils ne m'auront pas vivant!»

Jean Pelletier a refusé de concéder au cancer le temps précieux qui lui restait. «Ils ne m'auront pas vivant», a-t-il déclaré, statuant ainsi qu'il ne sacrifierait plus aucun moment à cette terrible maladie. Il a été de tous les événements auxquels il avait été convié. Il a goûté à tous les grands rassemblements du 400e anniversaire de Québec. Il a conseillé Régis Labeaume. À l'automne, il a fait un aller-retour à Paris pour revoir son vieil ami Jacques Chirac. Il était à Montréal en octobre pour une autre bataille devant les tribunaux concernant son congédiement de VIA Rail. Il était encore au téléphone la première semaine de décembre, prodiguant ses conseils aux libéraux fédéraux, après l'échec de la coalition avec le NPD et le Bloc québécois. «Dominique Leblanc devrait se retirer de la course à la direction, m'a-t-il alors confié. Cela mettrait de la pression sur Bob Rae, qui, de toute façon, ne gagnera pas.» Leblanc s'est retiré, et Rae a abandonné pour laisser la voie libre à Ignatieff...

Juste avant Noël, Ignatieff l'a appelé à deux reprises, et l'a consulté pendant une trentaine de minutes sur le choix d'un directeur de cabinet québécois. «Je ne le connaissais presque pas, mais j'ai beaucoup aimé ce que j'ai entendu, m'a-t-il raconté. Ignatieff veut vraiment faire des efforts au Québec.»

Lorsque je l'ai appelé, le 18 août, pour lui proposer cette série d'entrevues, il a acquiescé immédiatement. J'ai perdu un peu de sommeil à me demander comment mener de telles entrevues. Je m'inquiétais inutilement : Jean Pelletier a participé à l'exercice sans manifester la moindre angoisse devant ce qui l'attendait. Sa décision était prise : «Je vais mourir debout», a-t-il lancé, dès la première rencontre.

En septembre, il s'est prêté à une séance de photos, avec notre collègue Jean-Marie Villeneuve. J'ai eu l'impression d'assister à une forme de pèlerinage : il s'arrêtait partout, prenant plaisir à raconter sa ville, à revivre les meilleurs moments de la mairie, à saluer les gens.

Nous avons fait six entrevues pendant ces mois d'automne. M. Pelletier a insisté pour que ces entretiens ne soient pas considérés comme ses mémoires; il aurait eu beaucoup plus à dire s'il en avait eu le temps et la santé.

Il a relu les transcriptions, jusqu'au 4 janvier, pour des fins d'exactitude et de précision. Dès le départ, nous avions convenu qu'il ne ferait pas de changements sur le fond. Il a tenu parole : Jean Pelletier n'était pas du genre à revenir sur ses propos. «Quand j'ai pris une décision, je vis avec», a-t-il expliqué, lors d'une discussion sur le doute dans la vie. «Quelqu'un qui n'est pas capable d'assumer ses risques n'est pas un leader.»

Un enfant fragile

Pourtant, il avait bien connu le doute pendant sa jeunesse. Élevé dans l'ombre de son frère Louis, dont il admirait l'intelligence, Jean Pelletier a confié avoir longtemps manqué de confiance en lui. Ce n'est qu'avec le temps, et au contact de gens comme son parrain, l'ancien ministre Onésime Gagnon, et le père Émile Legault, qu'il a pris conscience de ses capacités, de son potentiel et de son goût pour le service public.

Jean Pelletier n'a «craqué» qu'une seule fois pendant nos discussions. À la fin de l'entrevue télévisée, enregistrée le 12 décembre pour diffusion sur le site Internet du Soleil, il a eu des trémolos dans la voix en réponse à la question suivante : «Qu'est-ce que vous aimeriez que l'histoire retienne de vous?»

«J'espère qu'on va garder de moi l'image d'un homme facilement abordable, qui avait le sens de la société dans laquelle il s'inscrivait, et qui l'a servie au mieux de lui-même, selon ses capacités. Vous savez, on est un grain de sable dans l'humanité», a-t-il répondu avec émotion.

Quand je l'ai revu le 6 janvier, la veille de son transfert à Michel-Sarrazin, il m'a montré une liste des choses à faire avant le grand départ. Tous les éléments étaient cochés. Il était prêt. «J'ai eu un très beau Noël, j'espère que ça va se faire rapidement.»

Et même là, il n'y avait guère de place pour le doute dans son esprit. «Tout ce que je sais, c'est le que le corps ne sera plus là. Pour le reste, on verra bien.»

Il y avait un adieu dans son regard, mais nous nous sommes dit au revoir.

On verra bien...




Pour la première fois, Israêl envisage la fin de l'offensive

11 01 2009

( Agence France-Presse - Gaza ) - Israël a pour la première fois envisagé dimanche une fin proche de son offensive dans la bande de Gaza où seize jours d'attaques ont fait près de 900 morts mais n'ont pas mis fin aux tirs de roquettes palestiniennes.

Sur le terrain, l'armée israélienne a resserré son étau sur la ville de Gaza où des familles ont fui des quartiers périphériques touchés par des combats meurtriers qui faisaient également rage dans le nord du territoire contrôlé par le mouvement islamiste Hamas. Le premier ministre israélien Ehud Olmert, qui avait ordonné vendredi la poursuite des opérations militaires à Gaza malgré une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU appelant à un cessez-le-feu immédiat, a annoncé dimanche que l'offensive «se rapprochait de ses objectifs»

«Israël se rapproche de ses objectifs mais plus de patience et de détermination sont nécessaires pour y parvenir afin de changer la situation en matière de sécurité dans le sud et pour que ses citoyens vivent en sécurité pendant longtemps», a déclaré M. Olmert à l'ouverture du conseil des ministres.

À la fin de la réunion, M. Olmert, cité par le secrétaire du gouvernement Oved Yehezkel a affirmé qu'Israël «a infligé un coup sans précédent au Hamas qui ne sera plus jamais le même Hamas», tout en assurant ne pas avoir l'intention de «relâcher» la pression sur le mouvement islamiste.

Abondant dans le même sens, le vice-ministre israélien de la Défense Matan Vilnaï a estimé peu après que la fin de l'offensive semblait proche.

«La décision du Conseil de sécurité ne nous donne plus tellement de marge de manoeuvre. Par conséquent, je suppose que nous sommes proches de l'arrêt des actions terrestres et de l'ensemble des opérations d'une manière générale», a déclaré M. Vilnaï à la radio publique.

L'offensive «nous a permis d'atteindre des objectifs dont personne n'aurait pu rêver il y a quinze jours. Concernant les coups portés au Hamas, ils n'en ont pas encore conscience. Ils comprendront quand ils sortiront de leur cachette. La décision du Conseil de sécurité ne nous a pas lié les mains», a ajouté M. Vilnaï.

Israël affirme avoir sérieusement affaibli les capacités militaires du Hamas et tué plus de 550 de ses membres dans les phases aériennes puis terrestre de l'offensive, se réservant la possibilité d'engager des dizaines de milliers de réservistes dans un troisième temps.

Mais en dépit des attaques israélienne, les tirs de roquettes sur Israël depuis la bande de Gaza n'ont jamais cessé, dix de ces engins visant dimanche des localités du sud du pays sans faire de victime.

Plus de 660 roquettes ont été tirées depuis Gaza depuis le début de l'offensive israélienne le 27 décembre, faisant quatre morts et touchant pour la première fois des villes à plus de 40 km de la bande de Gaza, selon Israël.

Tôt dimanche des blindés ont avancé de plusieurs centaines de mètres dans deux quartiers de la périphérie sud de Gaza-ville, Tal al-Hawa et Cheikh Ajline, provoquant la fuite de dizaines de familles.

Au total près de 30 personnes, dont plus de dix activistes mais aussi plusieurs civils, ont été tuées par des tirs israéliens dimanche, selon des sources médicales palestiniennes.

L'armée israélienne a largué dimanche des tracts à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, appelant la population a évacuer plusieurs quartiers en prévision d'attaques qu'elle entend mener contre des tunnels de contrebande sous la frontière avec l'Égypte.

Des tracts appelant à fournir à l'armée, sur un numéro de téléphone indiqué, des informations sur les activités des combattants palestiniens ont aussi été lachés sur des quartiers de Gaza.

Selon un dernier bilan du chef des services d'urgence de Gaza Mouawiya Hassanein, 885 Palestiniens ont été tués, dont 275 enfants, et plus de 3 620 blessés depuis le début de l'offensive.

Le chef du Hamas en exil Khaled Mechaal basé à Damas avait affirmé samedi soir dans un discours télévisé qu'Israël n'avait atteint «aucun objectif» et promis de poursuivre le combat.

Il a refusé toute négociation sur une trêve tant que les forces israéliennes ne se retireraient pas de la bande de Gaza. Il a aussi rejeté le déploiement d'une force internationale dans la bande de Gaza.

Un million de personnes vivent sans électricité dans ce territoire pauvre et surpeuplé, 750 000 sont sans eau et les hôpitaux fonctionnent grâce à des générateurs de secours, selon l'ONU.

Des efforts diplomatiques, déployés notamment par l'Égypte, en vue de mettre fin aux combats ont continué dimanche de même que les manifestations dans plusieurs capitales pour réclamer l'arrêt de l'offensive.

À Washington, le président élu Barack Obama a déclaré dimanche qu'il mettait en place une équipe qui puisse s'engager dans le processus de paix au Proche-Orient dès son investiture le 20 janvier.




Séisme au Costa Rica
Au secours des sinistrés

11 01 2009

( Reynaldo Marquez - Le Journal de Montréal ) -

( Sur place, un Québécois aide les victimes et témoigne. )

Plongé au coeur des opérations de secours de la Croix- Rouge au Costa Rica, Jean- Pierre Taschereau vient en aide aux sinistrés du tremblement de terre qui a fortement secoué le petit pays d'Amérique centrale, cette semaine.

Joint au téléphone hier après-midi par le Journal, le Québécois de 36 ans, originaire de la Beauce, a dit craindre que le bilan des victimes ne s'alourdisse, au cours des prochaines heures.

«C'est horrible, plusieurs maisons ont été complètement détruites, des véhicules ont été engloutis et des routes entières ont été emportées par les glissements de terrain» qui ont suivi le tremblement de terre, a expliqué M. Taschereau.

«Le séisme a frappé en pleine campagne, ce qui a rendu l'accès aux sinistrés très difficile même en hélicoptère, parce qu'il n'y a aucun endroit propice pour se poser», a déploré celui qui coordonne les secours pour le compte de la Croix- Rouge dans les Amériques.

Forte secousse

Jean-Pierre Taschereau dit avoir été lui-même saisi d'une grande frayeur en ressentant la terre trembler si violemment sous ses pieds, jeudi après-midi.

«Ma belle-famille, ma conjointe et moi avons eu si peur que nous avons fui la maison de crainte qu'elle nous tombe dessus», a ajouté M. Taschereau, qui était en vacances au Costa Rica, au moment des faits.

Pourtant, M. Taschereau et les siens se trouvaient dans la capitale de San José, soit à 50 km de l'épicentre du séisme qui a secoué la zone touristique du volcan Poas.

«Ça vous donne une bonne idée de son ampleur», a dit celui qui est normalement basé au Panamá, un pays voisin du Costa Rica.

Espoir

«On attend encore des camions en provenance du Panama avec de l'eau, du savon, des vêtements et du carburant. Des médecins et des infirmières donnent déjà les premiers soins aux blessés», a ajouté M. Taschereau, qui garde espoir malgré la situation désespérée.

«On est dans une région rurale où il y a beaucoup moins de débris que dans une grande ville. On a donc bon espoir de trouver encore bien des personnes vivantes», a-t-il dit. Plus de 9000 personnes, dont de nombreux touristes, ont été évacuées et placées dans des abris de fortune, a aussi raconté M. Taschereau.




Enquête
La pire note à Radio-Canada

11 01 2009

( Louis-Mathieu Gagné - Le Journal de Montréal ) - Radio-Canada fait piètre figure quand il s'agit de dévoiler des renseignements publics. Elle s'avère l'agence fédérale la moins transparente en matière d'accès à l'information, selon une enquête de l'Association canadienne des journaux (ACJ).

La société d'État a en effet obtenu la note D, soit la pire évaluation parmi les instances fédérales et sociétés d'État analysées par l'ACJ.

Dans le cadre de son enquête annuelle sur la loi d'accès à l'information, l'ACJ avait demandé à Radio-Canada de fournir la liste de ses hauts fonctionnaires et de leur échelle salariale.

Alors que la plupart des institutions ont répondu à la demande en dedans d'un mois comme le veut la loi, la société d'État a demandé une prolongation de six mois.

De plus, Radio-Canada n'a pas donné suite à une demande concernant sa politique sur les communications de son personnel avec les médias.

«Ce n'est pas une grande surprise, a dit au National Post son porte-parole Jeff Keay. Nous sommes asujettis à la loi depuis septembre 2007 et nous n'étions pas assez préparés au volume important de demandes d'accès qu'on a eu.»

Pour les besoins de l'enquête, des étudiants ont envoyé 219 demandes d'accès à l'information à 22 gouvernements municipaux ainsi qu'à leurs services de police, à 10 provinces ainsi qu'au Yukon et à 11 ministères fédéraux et sociétés d'État.

Ville de Québec

La Ville de Québec a reçu une note d'échec pour avoir refusé de transmettre des informations sur les voyages du maire et son parc automobile notamment.

Quant à la Ville de Montréal, elle a eu C+ pour avoir entre autres exigé des frais pour des informations sur les voyages du maire Gérald Tremblay.

Par ailleurs, plusieurs services de police canadiens refusent de révéler au public des informations sur l'utilisation du controversé pistolet électrique Taser.

«Les Canadiens se fient sur les journaux pour les garder informés et pour conserver l'imputabilité du système, a déclaré David Gollob, porte-parole de l'ACJ. Nous ne pouvons pas faire notre travail adéquatement quand les autorités bloquent l'information.»

Le commissaire à l'Information du Canada, Robert Marleau, a affirmé que les conclusions de l'enquête démontraient que des institutions clés avaient échoué à endosser leurs responsabilités.

Selon lui, la loi fédérale est «désuète» et «peu respectée». «Plusieurs lois provinciales, même si elles ne sont pas parfaites, sont plus efficaces et leur portée est plus compréhensible. Au niveau fédéral, nous régressons», a-t-il dit.

L'enquête peut être consultée au www.cna-acj.ca.

DES ÉVALUATIONS RÉVÉLATRICES*

Institution Note Institution Note

Travaux publics CanadaB+Ville de MontréalC+

AgencedurevenuduCanadaBGouvernement du QuébecC

Via RailBPostes Canada C -

Environnement CanadaBTransport Canada C -

MinistèredesFinancesduCanadaB-Radio-CanadaD

Défense nationaleC+Ville de QuébecF

* Le système de pointage était basé sur la vitesse, l'exhaustivité, les frais ainsi que les demandes de prolongation.




Plus de 260 disparus dans le naufrage d'un ferry indonésien

11 01 2009

( Agence France Presse - MACASSAR ) - (Indonésie) - Plus de 260 personnes sont portées disparues après le naufrage dimanche d'un ferry indonésien au large de l'île de Sulawesi (Célèbes), a-t-on appris de source officielle.

"Un ferry avec plus de 250 passagers à bord, 17 membres d'équipage et le capitaine, a coulé et quatre survivants ont été retrouvés. Des moyens de recherches et de secours ont été envoyés sur zone", a indiqué un responsable de la sécurité maritime indonésienne. Les conditions météorologiques étaient difficiles avec une mer formée.

"Quatre membres d'équipage ont été récupérés par des pêcheurs mais nous ne savons pas ce que sont devenues les autres personnes à bord", a-t-il ajouté.

L'agence de presse indonésienne Antara a indiqué pour sa part que 18 personnes avaient pu être secourues.

Les autorités maritimes ont perdu le contact avec le Teratai Prima dimanche à 02H00 (18H00 GMT samedi) alors qu'il se trouvait à 50 km au large de Majene, dans l'ouest de Sulawesi.

Le navire effectuait la liaison entre Pare Pare, un port de l'ouest de Sulawesi, et Samarinda, dans la province de Kalimantan Est, sur l'île de Bornéo.

Les naufrages sont fréquents en Indonésie, un immense archipel de plus de 17.000 îles et îlots. Les listes de passagers sous-estiment souvent le nombre réel de personnes embarquées et les normes de sécurité laissent parfois à désirer.




Canada : Une lettre livrée à son destinataire avec 67 ans de retard

11 01 2009

( Agence France-Presse - Montréal ) - Un vétéran canadien de la seconde guerre mondiale a reçu samedi une lettre qui lui avait été adressée il y a 67 ans, rapporte le quotidien de Toronto Globe and Mail.

Ron Beal, aujourd'hui âgé de 88 ans, avait pris part le 19 août 1942 au raid de Dieppe, sur la côte française, une opération militaire qui avait tourné au désastre pour l'armée canadienne.

Le soldat de 21 ans faisait partie des 2000 Canadiens alors faits prisonniers.

Inquiète, une de ses tantes vivant en Angleterre lui avait envoyé une lettre trois jours plus tard.

La missive, jamais ouverte, s'est ensuite égarée pour réapparaître il y quelques semaines sur le site de vente aux enchères Ebay.

C'est un ami de M. Beal, lui aussi un vétéran, qui l'a achetée après avoir reconnu le nom de son camarade. «Le contenu de la lettre est un mystère pour moi», a déclaré le vétéran au Globe and Mail, précisant que si elle avait été perdue, «c'est que quelqu'un n'a pas fait son travail quelque part.

M. Beal a reçu la lettre sur une base militaire de la région de Toronto.




Première visite officielle
Obama choisit le Canada

11 01 2009

Comme le veut la tradition diplomatique américaine, le prochain président des États-Unis, Barack Obama, effectuera son premier voyage officiel à l'étranger au Canada.

Des membres de l'équipe de transition de M. Obama ont fait cette annonce samedi. Ils n'ont toutefois pas précisé la date de cette visite ou les sujets à l'ordre du jour.

Des adjoints de Barack Obama et du premier ministre du Canada, Stephen Harper, auraient toutefois discuté de cette visite officielle la semaine dernière. MM. Obama et Harper n'ont toutefois pas eu de contact direct.

Le Bureau du premier ministre Harper a confirmé la nouvelle dans un communiqué. On y précise que le 44e président des États-Unis se rendra au Canada « peu après » sa prestation de serment, le mardi 20 janvier prochain.

Lundi prochain, Barack Obama aura un entretien avec le président mexicain Felipe Calderon. Il s'agira de sa première rencontre avec un dirigeant étranger depuis son élection.

Le président George W. Bush avait quant à lui opté pour le Mexique pour sa première visite officielle, lorsqu'il a officiellement pris le pouvoir en 2001, contrairement à la plupart de ses prédécesseurs.

( Radio-Canada.ca avec Associated Press et Presse canadienne )




L'étau israélien se resserre sur la ville de Gaza

11 01 2009

( Agence France Presse - GAZA ) - L'armée israélienne resserrait dimanche son étau sur la ville de Gaza où des familles tentaient de fuir les quartiers périphériques touchés par les combats qui se sont encore intensifiés avec le refus d'Israel et du Hamas de cesser leur affrontement.

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a annoncé que l'offensive "Plomb durci", qui est entrée dans sa troisième semaine et a fait près de 900 morts, "se rapproche de ses objectifs" mais va se poursuivre.

Des blindés ont avancé de plusieurs centaines de mètres dans deux quartiers de la périphérie sud de Gaza-ville, Tal al-Hawa et Cheikh Ajline avant l'aube, provoquant la fuite de dizaines de familles, portant leurs petits enfants et de maigres effets personnels.

"Nous avons attendu jusqu'à ce que le jour se lève pour fuir. Nous n'avons rien pu prendre avec nous, même pas du lait pour les enfants", a affirmé à l'AFP Ibtissame Chamallah, une mère de 22 ans, deux de ses enfants dans les bras.

"Je ne veux pas parler. Je veux juste fuir. Peu importe où", a lancé son mari Abed.

Selon l'ONU, 25.000 personnes ont fui les combats et se sont réfugiées dans des centres d'accueil de fortune installés dans des écoles ou des bâtiments de l'Agence pour l'aide aux réfugiés (Unrwa). Les refuges sont surchargés, notamment à Jabaliya", a affirmé le porte-parole de l'Unrwa, Chris Gunness.

Des combats violents ont eu lieu dans les deux quartiers de Gaza, où des soldats ont pris position sur les toits de maisons pour s'affronter aux groupes armés, qui ont tiré des roquettes anti-char et déclenché des explosions.

Dix combattants du Hamas et du Jihad islamique ont été tués, ainsi que deux civils, selon des sources médicales.

Les combats ont également fait rage dans le nord de la bande de Gaza. Quatre enfants et deux femmes ont été tués par un tir israélien contre leur maison, selon des sources médicales.

Au total 26 personnes ont été tuées dimanche, selon des sources médicales palestiniennes.

Selon un dernier bilan du chef des services d'urgence de Gaza Mouawiya Hassanein, au moins 879 Palestiniens ont été tués, dont 275 enfants, et plus de 3.620 blessés depuis le début de l'offensive le 27 décembre.

Plus de 60 objectifs ont été visés par l'armée israélienne au cours de la nuit et la matinée, selon une porte-parole.

Sept roquettes ont également été tirées par les groupes palestiniens contre Israël, sans faire de victime.

Samedi, l'aviation israélienne avait largué des milliers de tracts avertissant la population d'une prochaine "intensification des opérations contre les tunnels, les dépôts d'armes et les terroristes dans toute la bande de Gaza".

L'aviation a bombardé dans la nuit "des tunnels de contrebande d'armes, une mosquée dans le sud de la bande de Gaza où étaient stockées des armes et qui servait de base d'entraînement", a indiqué à l'AFP une porte-parole militaire.

"Israël se rapproche de ses objectifs mais plus de patience et de détermination sont nécessaires pour y parvenir afin de changer la situation en matière de sécurité dans le sud et pour que ses citoyens vivent en sécurité pendant longtemps", a déclaré M. Olmert à l'ouverture du conseil des ministres.

Israël a affirmé avoir sérieusement affaibli les capacités militaires du Hamas et tué plus de 550 de ses membres dans les phases aérienne puis terrestre de l'offensive, se réservant la possibilité d'engager des dizaines de milliers de réservistes dans un troisième temps.

Le chef du Hamas en exil Khaled Mechaal a estimé au contraire samedi soir qu'Israël n'avait atteint "aucun objectif" et promis de poursuivre le combat.

Il a refusé toute négociation sur une trêve tant que les forces israéliennes ne se retireraient pas du territoire palestinien, touché par une crise humanitaire.

Deux convois chargés d'aides alimentaires et médicales de l'ONU doivent pénétrer à Gaza dans la journée, selon le porte-parole de l'Unrwa.

L'agence avait réduit jeudi ses opérations à la suite de la mort d'un conducteur de ses convois, tué par des tirs israéliens.

Un million de personnes vivent sans électricité dans ce territoire pauvre et surpeuplé, 750.000 sont sans eau et les hôpitaux fonctionnent grâce à des générateurs de secours, selon l'ONU.

Les efforts diplomatiques ont continué de même que les manifestations dans plusieurs capitales du monde pour réclamer l'arrêt de l'offensive.

L'Egypte a proposé un plan prévoyant "un cessez-le-feu immédiat pour une période limitée", permettant l'établissement de couloirs humanitaires et laissant le temps à l'Egypte d'oeuvrer pour un cessez-le-feu "global et définitif".

Mais M. Mechaal a rejeté toute négociation sur un cessez-le-feu et la présence d'observateurs internationaux dans le sud de la bande de Gaza pour empêcher le ravitaillement en armes du Hamas.

"Nous demandons l'arrêt immédiat de l'agression, le retrait immédiat des forces israéliennes de Gaza, la levée du blocus et l'ouverture de tous les points de passage", a-t-il dit.




Manifestation pro-palestine -
L'indignation plus forte que le froid

11 01 2009

( JEAN-LUC LAVALLÉE - Le Journal de Québec ) - Selon les organisateurs, plus de 800 courageux ont enfilé tuques et mitaines pour défiler, hier, dans les rues de Québec afin de manifester leur soutien à la Palestine, alors que deux mille personnes en faisaient autant à Montréal au même moment. D’autres événements du genre ont aussi eu lieu au pays et dans d’autres villes du monde.

«Israël, terroriste, assassin!» scandaient les manifestants qui réclament un cessez-le-feu immédiat dans la bande de Gaza. Plus de 850 Palestiniens ont été tués depuis le début de l'offensive israélienne dont plus de 200 enfants. «Moi je suis pour la paix. Ce n'est pas une question de prendre pour un des pays mais on veut la paix, tout simplement!» a expliqué Denis Martel. La foule qui a déambulé sur la rue Saint-Jean jusqu'au Consulat américain près du Château Frontenac était composée d'autant de Québécois que d'Arabes, jeunes et moins jeunes.

«Ça réchauffe l'atmosphère de voir que des gens se déplacent malgré le froid même si cette cause n'est pas la leur. C'est une preuve qu'il y a encore de l'humanisme» a déclaré un étudiant d'origine algérienne, Ahmed Mehdi Benmoussa. «Je pense qu'on peut faire une différence vraiment importante. C'est le peu qu'on puisse faire en tant qu'étudiant, c'est de manifester.»

«Il faut absolument arrêter ce massacre. Ça se passe depuis 60 ans dans l'indifférence totale de la communauté internationale. Israël bafoue toutes les résolutions des Nations Unies et est financé par l'Occident. Le pilier de la puissance d'Israël, c'est le financement américain, l'armement américain et le soutien inconditionnel des États-Unis...», a résumé Rachid Raffa. Plusieurs pancartes ont d'ailleurs été laissées devant le Consulat américain et bien sûr...un soulier.

Les manifestants n'étaient pas plus tendres avec le gouvernement canadien. «Harper doit changer sa politique...Bush va partir et il va se retrouver seul. Je ne sais pas comment il fait pour dormir la nuit» a illustré Hakim Haddad. La seule Palestinienne d'origine qui réside à Québec (sauf erreur) était comblée de voir autant de manifestants braver les -25 (avec le refroidissement éolien). « Avec la température qu'il fait, les Québécois sont courageux de venir nous appuyer comme ils l'ont fait aujourd'hui», a confié Marie-Claude Tadros Giguère.

Mobilisation planétaire

La mobilisation d'hier était planétaire. Des manifestations ont eu lieu ailleurs au Canada à Ottawa, Toronto, Calgary et Vancouver et dans plusieurs grandes villes d'Europe et du Proche-Orient. L'anti-émeute a dû intervenir à Londres devant l'ambassade d'Israël alors qu'à Oslo en Norvège, des gaz lacrymogènes ont été utilisés. La grande majorité des manifestations se sont toutefois déroulées dans le plus grand calme.




Jean Pelletier - Il n'y aura pas de funérailles civiques

11 01 2009

( Canoë - Agence QMI ) - Décédé dans la nuit de vendredi à samedi, à quatre heures du matin, M. Pelletier a prévu dans les moindres détails le déroulement de ses obsèques, a-t'on appris de plusieurs sources. Deux personnes prendront la parole, dont son vieil ami Jean Chrétien, dont il fut le chef de cabinet pendant onze ans.

«J'ai parlé à l'épouse de M. Pelletier ce matin et on lui a offert - on était prêt ici à la Ville de Québec- des funérailles civiques, mais ce n'était pas dans les volontés du maire Pelletier, alors on a quand même offert l'aide de la ville car visiblement il y aura beaucoup de visiteurs», a déclaré Régis Labeaume samedi matin.

Un hommage particulier sera rendu au disparu par M. Labeaume lundi à neuf heures, lors de la traditionnelle messe de la rentrée, à la Basilique-Cathédrale de Québec. «La population est invitée à y assister et pourra signer le registre à l'hôtel de ville», a indiqué Paul-Christian Nolin, attaché de presse du maire de Québec. Les ex-maires de Québec Gilles Lamontagne et Jean-Paul L'Allier seront présents à cette messe et seront les premiers à signer le registre ensuite. La messe sera présidée par Monseigneur Blais, nouvel évêque de Baie-Comeau, en l'absence de Monseigneur Marc Ouellet, archevêque de Québec, qui quitte pour le Mexique.

Le tout sera suivi d'une réception, à 10 heures. Tous seront invités à se déplacer à l'hôtel de ville. Le registre sera ensuite remis à la famille de M. Pelletier.

Chirac absent

Les détails entourant les funérailles n'avaient pas encore été révélés mais il a été question qu'elles puissent avoir lieu samedi. La rumeur voulait que soit présent Jacques Chirac, ex-président de la France et ami de M. Pelletier, qui a été avisé du décès par la famille.

M. Chirac a toutefois affirmé à Jean Chrétien que ce serait difficile. «Il ne pense pas venir finalement», a indiqué M. Chrétien.




La justice s'intéresse au frère de Madoff

11 01 2009

( Agence France-Presse et LaPresseAffaires.com - Washington ) - La justice américaine s'intéresse au frère de Bernard Madoff, un financier américain accusé d'une gigantesque escroquerie portant sur quelque 50 milliards de dollars, rapporte samedi l'édition électronique du quotidienWall Street Journal.

Les enquêteurs examinent minutieusement si d'autres personnes ayant des liens étroits avec Bernard [Madoff], notamment [son frère] Peter ont pu jouer un rôle dans le schéma de Ponzi (fraude de type pyramidal, ndlr) présumé» dont il est accusé, écrit le journal, citant des sources proches du dossier.

Agé de 63 ans, Peter Madoff était très proche de son frère Bernard, de sept ans son aîné, ajoute l'article.

«En tant que numéro deux de la hiérarchie de la société Bernard Madoff Investment Securities, Peter Madoff a travaillé au côté de son frère Bernard pendant environ 40 ans», écrit le journal.

Rien n'indique cependant que Peter avait connaissance des faits reprochés à son frère ou qu'il en ait été complice, ajoute l'article, notant que ses fonctions n'avaient rien à voir avec la structure d'investissement frauduleuse séparée mise en place par son frère.

Bernard Madoff a toujours affirmé avoir agi seul, mais la justice se demande comment ses parents ou collaborateurs les plus proches ont pu ignorer ses agissements.

Bernard Madoff a été arrêté le 11 décembre et est accusé d'une gigantesque fraude pyramidale (selon un schéma dit de Ponzi) qui a fait perdre des fortunes entre autres à des banques, des particuliers, des universités et des organisations caritatives juives.




La mort de Jean Pelletier -
«Je perds un mentor» - Régis Labeaume

11 01 2009

( Ian Bussières - Le Soleil ) - (Québec) - Avouant s'être beaucoup rapproché de Jean Pelletier depuis son élection à la mairie de Québec, Régis Labeaume disait hier matin perdre un conseiller précieux après avoir appris le décès de celui qui combattait un cancer depuis plus de deux ans.

«Je ne peux pas prétendre être son ami. J'aurais aimé l'être, mais je perds un mentor», a déclaré le maire, en précisant qu'il avait commencé à côtoyer M. Pelletier lors de la campagne électorale de 2007.

«Nous nous étions rencontrés chez Gilles Lamontagne», rappelle-t-il. Unis par leur destin politique, les trois hommes, ainsi que l'ex-maire Jean-Paul L'Allier, ont par la suite continué de se fréquenter.

«Nous lui avons souvent rendu visite au cours des derniers mois, et il n'a jamais caché sa maladie. Il m'informait régulièrement de son état de santé», a expliqué M. Labeaume, soulignant qu'il s'était assuré de faire passer de bons moments à M. Pelletier au crépuscule de sa vie.

«Je me souviens du spectacle de Charles Aznavour sur les plaines d'Abraham. Il semblait soulagé, il relaxait, il prenait un verre et il chantait avec Aznavour!», se souvient-il, ajoutant que l'ex-maire lui avait ensuite fait parvenir une lettre démontrant son appréciation.

«Vous êtes d'une générosité qui me rend mal à l'aise», avait-il écrit à son successeur. «Il était de la génération des gens qui écrivent, et il écrivait de belles choses. Comme cette carte de Noël où il me souhaitait bonne chance pour novembre prochain en précisant qu'il ne serait pas là, mais qu'il me regarderait d'en haut!»

De bons conseils

Régis Labeaume a décrit Jean Pelletier comme un passionné de Québec qui adorait discuter des dossiers de la Ville. «Il me disait toujours : Monsieur le maire, je vais mourir vivant!», se souvient-il.

«Encore récemment, il a trouvé le moyen de me donner de bons conseils. Jusqu'à la dernière minute, il a aidé l'administration à régler des problèmes», poursuit le maire Labeaume, soulignant que Jean Pelletier n'avait jamais agi de façon paternaliste ou tenté de jouer à la belle-mère.

Il a également salué les réussites de son prédécesseur comme la bibliothèque Gabrielle-Roy, l'inscription du Vieux-Québec au patrimoine mondial de l'UNESCO et la création de l'Association internationale des maires francophones. «Il a fait beaucoup pour amener Québec dans la modernité.»

Le maire de Québec a également déclaré qu'il allait se souvenir de Jean Pelletier comme d'un homme d'une intelligence supérieure, un politicien autoritaire et très résolu, mais doté d'une grande sensibilité. «C'est peut-être ce que la population ne connaissait pas de cet homme-là. Il comprenait le citoyen de Québec plus qu'on peut le penser.»




Pelletier: «Mes plus belles années se sont passées à Québec»

11 01 2009

( Louis-Guy Lemieux - Le Soleil ) - (Québec) - «Les plus belles années de ma vie professionnelle ont été les 12 années passées comme maire de la ville de Québec.»

C'est ce que Jean Pelletier déclarait en entrevue, en 2005, à l'occasion du 40e anniversaire de l'arrivée au pouvoir du Progrès civique. Rappelons que le Progrès civique est le premier parti politique dans l'histoire de la vie municipale locale.

M. Pelletier a été élu maire de Québec en 1977. Il remplira trois mandats avant de quitter la vie municipale en 1989. Il avait remplacé son ami Gilles Lamontagne à la tête du Progrès civique.

MM. Lamontagne et Pelletier avaient fondé ce parti avec un groupe d'hommes d'affaires afin de faire élire le premier, en 1965, à la mairie de Québec.

Avec Gilles Lamontagne d'abord et Jean Pelletier ensuite, le Progrès civique dirigera la Ville durant un quart de siècle.

Jean Pelletier est né à Chicoutimi le 21 février 1935. Il était le fils de Burroughs Pelletier et de Marie Désautels. Il a fait des études classiques au Collège des Jésuites et au Séminaire de Trois-Rivières. Il a étudié le droit et les sciences sociales à l'Université Laval.

Journaliste

À la fin de ses études, Jean Pelletier entreprend une carrière en journalisme. Il débute à la station radiophonique CHRC pour ensuite travailler à la télévision pour la station CFCM-TV et à titre de correspondant à Québec pour la Société Radio-Canada.

En 1959, le premier ministre du Québec, Maurice Duplessis, en fait son secrétaire de presse. La même année, après la mort de Duplessis et celle de son successeur, Paul Sauvé, il devient secrétaire de direction de la Commission des monuments historiques du Québec.

Le jeune homme ambitieux passe ensuite au monde des affaires. En 1964, il entre comme courtier en valeurs mobilières chez Lévesque et Beaubien ltée. En 1970, il est nommé vice-président de l'entreprise de transport Dumont Express.

En 1973, il accepte une mission bien particulière à titre d'administrateur et de vice-président de l'Action sociale ltée. Cet organisme, une créature de l'Archevêché de Québec, administre notamment l'ancien journal L'Action catholique devenu, en 1962, L'Action tout court.

Ce quotidien est condamné à disparaître à brève échéance. Les autorités religieuses locales ne veulent pas être liées à cette faillite. Elles font appel à des administrateurs laïcs avantageusement connus sur la place de Québec pour arrondir les angles. Jean Pelletier est l'un d'eux.

Sous la direction de M. Pelletier, l'ancien organe de l'Archevêché change de nouveau de nom deux fois. Il devient L'Action-Québec, puis À Propos. Le 17 août 1974, l'aventure du grand journal catholique prend fin définitivement. Il était né le 21 décembre 1907.

Le journal avait été le fer de lance et l'organe de propagande par excellence du vaste mouvement de l'Action sociale catholique, fondé par Mgr Louis-Nazaire Bégin dans la foulée de l'encyclique «Instaurare omnia in Christo». Cette structure quadrillera toute la province de Québec jusqu'en 1960 et donnera des organismes comme la JOC et la JEC, notamment.

Les années Pelletier

Après les quatre mandats de Gilles Lamontagne à la tête de la Ville, la mairie de Québec semblait attendre la venue de Jean Pelletier.

Après avoir participé à la fondation du Progrès civique, en 1962, le journaliste débrouillard avait été le responsable du programme politique et de la publicité de toutes les campagnes électorales du maire Lamontagne.

«Quand M. Lamontagne m'a choisi comme dauphin pour le remplacer à la tête de la Ville, en 1977, j'étais bien préparé», disait-il en entrevue.

Dès le 20 décembre 1976, à la suite de la démission du conseiller Émile Robitaille, il devient conseiller au siège numéro un du quartier Champlain et membre du comité exécutif.

Il succède à Gilles Lamontagne à la direction du Progrès civique en août 1977. La même année, il mène son parti à une victoire totale lors des élections municipales du 13 novembre, en faisant élire les 16 candidats du Progrès civique. Il est lui-même élu avec une majorité écrasante de 18 666 voix sur son plus proche adversaire.

En plus d'être maire de Québec, Jean Pelletier est membre du comité exécutif et du conseil de la Communauté urbaine de Québec, membre du conseil d'administration de l'Union des municipalités du Québec, membre du Conseil de développement économique du Québec et vice-président de la Fédération canadienne des municipalités.

En entrevue en 2005, il résumait ainsi ses débuts en politique municipale. «L'idée de départ était de remettre en marche une ville qui n'allait nulle part. Québec se faisait dévorer par ses banlieues. Nous n'avions plus de centre-ville digne de ce nom. Il fallait réagir.»

Le programme de son premier mandat était toujours valable par la suite : construire une ville moderne tout en respectant le patrimoine bâti, rendre la grande région responsable de sa ville- centre (ce qu'il appelle une région «équitable»), enfin, faire jouer à Québec son rôle de capitale.

«Dès mon premier mandat, dit-il, j'ai voulu rapprocher la haute ville et la basse ville et faire sauter ce clivage malsain entre les habitants du haut de la falaise et ceux du bas. Pour ce faire, il fallait installer à la basse ville des équipements majeurs.»

Ces équipements majeurs seront rien de moins que la bibliothèque Gabrielle-Roy et le complexe Jacques-Cartier, le nouveau palais de justice, la gare intermodale et la restauration du Vieux-Port.

En 1985, tous les observateurs ont noté avec quel doigté il avait piloté l'inscription de l'arrondissement historique de Québec sur la Liste du patrimoine mondiale de l'UNESCO. Il aura donné une envergure internationale à la capitale du Québec.

Echec de la «grande place»

Le projet avorté de la «Grande Place», dans Saint-Roch, a jeté de l'ombre sur des réalisations majeures dont toute la région profite encore aujourd'hui.

Jean Pelletier est en effet à l'origine du Plan directeur de développement et d'aménagement de la Ville de Québec et de l'Office municipal de développement économique de Québec (OMDEQ), qui a favorisé l'installation des centres industriels Métrobec et Armand-Viau, entre autres. C'est ce maire qui a donné en outre l'élan nécessaire à la construction du nouveau quartier Lebourgneuf.

L'échec de la Grande Place a-t-il joué un rôle dans sa décision de quitter la politique municipale? En entrevue, Jean Pelletier affirmait que non. «J'ai quitté, disait-il, parce qu'après trois mandats, j'avais fait mon temps. D'ailleurs, les observateurs de la chose municipale me disent tous que j'aurais été réélu si je m'étais représenté pour un quatrième mandat.»




Pelletier avait adopté la devise de son père: «Combattez en face»

11 01 2009

( Le Soleil ) - Jean Pelletier n'a pas eu le temps de rédiger ses mémoires. Mais, l'automne dernier, il a accepté de donner une série d'entrevues au chroniqueur du Soleil Gilbert Lavoie, pour publication après son décès. Nous publierons des extraits de ces entretiens au cours des prochains jours. Le 22 décembre, M. Pelletier a également accordé une entrevue télévisée au Soleil dont vous pourrez voir les principaux extraits sur Cyberpresse.

Q Vous avez déjà dit : «La politique est un sport qui devrait ressembler à l'escrime où l'on doit affronter l'adversaire face à face, plutôt qu'une partie de billard où l'on frappe la boule dans une direction pour qu'elle parte dans le sens contraire.»

R C'est ce que j'ai aimé chez Jean Chrétien. Avec lui, ce n'était pas en dessous de la table. C'était au-dessus de la table, et face à face. Venez ici, je vais vous montrer quelque chose : j'ai repris la devise de mon père dans mes armes. Mon père était un féru d'art héraldique. Il avait ses armes qu'il s'était fait octroyer par l'autorité héraldique du temps, à Londres, en 1931, et il avait choisi comme devise « Combattez en face ». C'était bien lui et c'est bien moi.

Q La politique face à face vous amène plus souvent dans des controverses. Parfois, la vérité choque.

R Ce n'est pas parce qu'on combat en face qu'on doit dire n'importe quoi. C'est amusant que vous parliez de ça quand les journalistes, vous voulez de la transparence. La transparence ne peut pas être en dessous de la table. Ça ne peut pas être en arrière, dans le dos de quelqu'un. La transparence, il faut que ce soit ouvert. Il y a un moment pour dire des choses. Mais ce que je n'aimais pas, c'est quand les gens sneak in, comme les serpents, je n'aimais pas ça.

Q Il y a une grande solitude dans la décision.

R Le patron est toujours seul quand il prend la dernière décision. Il faut vivre avec ça, sinon tu ne fais pas la job. Là-dessus, Chrétien et moi on avait à peu près la même méthode parce qu'on consultait beaucoup, ici et là, dans plusieurs milieux, pour avoir une idée des vents. Après cela tu réfléchis, tu prends ta décision et tu vis avec.

Q Le doute n'est pas très fort chez vous, une fois que vous avez réfléchi?

R Quand j'ai pris une décision, je vis avec. Je l'ai prise, j'ai conscience de l'avoir prise avec tous les renseignements disponibles, après consultation, après une réflexion suffisante. Je ne remets pas en doute ma propre conclusion. Je me dis que placé au même moment, avec les mêmes informations, les mêmes avis, j'arriverais avec la même conclusion. Alors je vis avec.

Q Dans tous les postes que vous avez occupés, on a dit de vous que vous étiez quelqu'un qui se caractérisait par sa fermeté. Vous n'êtes pas seulement un homme d'action, vous êtes assez dur. Vous avez dit de Chrétien qu'il est un bulldozer. À ce point de vue là, vous aussi?

R Oui, mais je crois à cette formule-là. Il ne faut pas être bulldozer pour n'importe quoi, dans des décisions qui sont prises n'importe comment. Mais, quand à un moment donné on pense que la bonne direction c'est ça et qu'il importe qu'on aille dans la bonne direction et que le temps est venu d'y aller, on y va. À partir de là, il y a toujours des gérants d'estrade qui auraient voulu prendre les décisions à votre place, mais ce n'est pas leur job. C'est vous qui avez la job.

Q Vous n'avez pas toujours eu une telle assurance?

R J'étais un enfant assez vivant. Mais intérieurement, j'étais un enfant un peu fragile. J'avais peur. Je ne tenais pas pour acquis certaines choses. Sur le trajet de l'école, il y avait un chien au coin de la rue Park et j'en avais une peur épouvantable. Ça a conditionné beaucoup mon comportement physique dans ce temps-là. J'avais toujours peur de perdre des choses, une confiance modérée en moi-même.

Q Pourtant vous ne donnez pas du tout cette image.

R Vous savez Trudeau a donné l'image publique d'un homme très sûr de lui, insensible. Moi qui l'ai bien connu dans le privé, surtout à la fin de sa vie, c'était un homme d'une grande sensibilité, ultrasensible.

Je n'ai peut-être pas donné l'impression de ce que je suis, fondamentalement. J'ai acquis de l'assurance avec les années, mais petit bonhomme, je n'étais pas sûr de moi. Il faut dire que durant mes années de secondaire au Collège des jésuites, j'avais un frère, mon frère Louis, qui était d'une intelligence supérieure. Mon frère Louis avait le prix d'excellence dans toutes les matières et dans tout. En juin, à la remise des prix, il revenait avec une pile de livres. Moi, j'étais beaucoup plus modeste de ce côté-là et ça me donnait un complexe d'infériorité par rapport à mon frère. Et mon père était un homme qui avait un peu l'esprit anglais à cet égard : l'aîné, c'était celui qui allait continuer la lignée. Alors, il a donné beaucoup d'attention à mon frère. Quand il est entré chez les jésuites en 1954, il a fait une dépression. J'avais 19 ans et tout à coup, j'ai eu l'impression que mon père me découvrait. J'avais été dans l'ombre de mon frère toutes ces années-là. Et comme il n'était plus là, il avait le temps de porter son regard sur autre chose et figurez-vous donc que dans l'autre chose, il y avait moi. J'avais l'impression qu'il me découvrait et le rapport père-fils n'était pas établi à ce moment-là. J'ai eu des années de coexistence difficile avec mon père.

Q Mais vous avez eu une excellente relation avec votre parrain, Onésime Gagnon?

R Mon oncle Onésime me gâtait beaucoup. J'étais son filleul. Je pense qu'il m'aimait bien et c'était réciproque. Il était intéressant, l'oncle Onésime, qui était le beau-frère de ma mère. Il était marié à la soeur de maman. M. Gagnon était un bonhomme agréable, plein de vie. Intellectuellement, il était très intéressant. Il lisait énormément et pas seulement les journaux. Il travaillait beaucoup. C'était un homme politique, mais il était resté un humaniste. Il était ministre des Finances du Québec et il donnait encore des cours à l'Université Laval à la faculté des sciences sociales. Il trouvait le temps de préparer ses cours, de les donner. Il avait eu une pratique légale importante, Gagnon-De Billy. C'était une grande firme d'avocats. Il avait pratiqué le droit, et il avait été en politique. C'était un intellectuel. C'était un bonhomme joyeux, intéressant, qui a eu beaucoup d'influence sur moi. À une certaine époque, il était un peu mon second père.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

11 01 2009

Prévisions

Émises à: 5h00 HNE le dimanche 11 janvier 2009

Aujourd'hui:

Nuageux avec percées de soleil. Dégagement en mi-journée. Vents devenant du nord-est à 20 km/h ce matin. Maximum moins 14.

Ce soir et cette nuit:

Quelques nuages. Ennuagement graduel au cours de la nuit. Minimum moins 20.

Lundi:

Nuageux avec 40 pour cent de probabilité d'averses de neige en matinée. Alternance de soleil et de nuages par la suite. Maximum moins 11.

Mardi:

Neige. Minimum moins 15. Maximum moins 7.

Mercredi:

Neige intermittente. Venteux. Minimum moins 10. Maximum moins 10.

Jeudi:

Ensoleillé. Minimum moins 25. Maximum moins 19.




L'armée israélienne progresse vers la ville de Gaza

11 01 2009

( Europe 1.fr - Paris ) - Des unités d'infanterie et de blindés israéliennes progressent lentement vers Gaza-ville dimanche à partir notamment de sa périphérie sud, provoquant la fuite de dizaines de familles, ont rapporté des témoins.

Samedi, l'aviation israélienne a largué des milliers de tracts sur Gaza avertissant la population d'une prochaine "intensification des opérations".

Le bilan depuis le début de l'offensive le 27 décembre s'élève désormais à plus de 850 morts côté palestinien et 13, dont dix soldats, côté israélien.

Au 16ème jour, Israël poursuit son offensive sur la bande de Gaza. L'Etat hébreu a même annoncé une prochaine intensification de son action. L'armée israélienne a annoncé dimanche matin que l'aviation avait attaqué soixante objectifs durant la nuit alors que les forces terrestres poursuivaient leurs opérations. L'aviation a bombardé "des tunnels de contrebande d'armes, une mosquée dans le sud de la bande de Gaza où étaient stockées des armes et qui servait de base d'entraînement", a indiqué une porte-parole militaire. Elle a fait état par ailleurs de "dix raids aériens contre des groupes armés" palestiniens et signalé une séries d'accrochages entre des miliciens du Hamas et des forces d'infanterie et blindés israéliennes. Elle n'a pas signalé de pertes côté israélien. En revanche, six civils, dont quatre enfants, ont été tués dans le bombardement israélien d'une maison du nord de la bande de Gaza et dix corps ont été découverts dans des décombres dans le sud de Gaza-ville, ont rapporté des sources médicales et des témoins.

Parallèlement, des unités d'infanterie et de blindés israéliennes progressent lentement vers Gaza-ville dimanche à partir notamment de sa périphérie sud. Des habitants ont signalé l'entrée de blindés à l'aube dans le quartier de cheikh Ajlin, à la périphérie de la ville de Gaza, ainsi que des tirs de chars sur le quartier de Tall al-Hawa, dans le centre de la ville, et celui de Zeitoun. Des dizaines de familles accompagnées d'enfants en bas âge fuyaient le quartier de Tall al-Hawa, selon ces sources. Samedi, l'aviation israélienne a largué des milliers de tracts sur Gaza avertissant la population d'une prochaine "intensification des opérations contre les tunnels, les dépôts d'armes et les terroristes dans toute la bande de Gaza".

La lutte contre le trafic d'armes entre l'Egypte et la bande de Gaza doit être menée par les forces égyptiennes, a estimé dimanche Amos Gilad, haut fonctionnaire du ministère israélien de la Défense, écartant l'idée d'une force internationale. Le déploiement de troupes étrangères pour sécuriser cette frontière fait partie des propositions avancées pour mettre fin aux hostilités dans l'enclave palestiniennes. L'Egypte et le Hamas se sont dit hostiles samedi à un tel déploiement. "Il ne fait aucun doute que l'Egypte possède une magnifique armée et des services de sécurité capables d'éradiquer tous les phénomènes indésirables du point de vue de la sécurité. Personne ne peut faire jeu égal", a déclaré Amos Gilad, principal interlocuteur du Caire, au micro de Radio Israël.

Trois roquettes ont été tirées sur Israël par des Palestiniens durant la nuit et tôt le matin, provoquant des dommages matériels à Beersheva, la métropole du sud, sans faire de victimes, selon l'armée. Suite à la baisse relative des tirs de roquettes de ces derniers jours, les écoles ont partiellement rouvert dimanche dans le sud d'Israël. Le Hamas "a subi un coup sévère et nous devons continuer jusqu'à ce que le calme règne dans le sud" d'Israël, a dit un porte-parole de l'armée, le commandant Jacob Dallal, en référence aux tirs de roquettes, assurant également que les capacités militaires du Hamas avaient été réduites.

Mais quelques heures plus tard, dans un discours à la télévision publique syrienne, Khaled Mechaal, le chef en exil du Hamas basé à Damas, a affirmé que l'armée israélienne n'avait "atteint aucun de ses objectifs". "Nous n'acceptons pas de négocier d'une trêve sous le feu dirigé contre nous", a-t-il ajouté en réclamant "en premier la fin immédiate de l'agression, puis le retrait immédiat des forces ennemies de Gaza et ensuite la levée du siège de Gaza".

Au moins 854 Palestiniens ont été tués, dont 270 enfants et 98 femmes et des dizaines d'autres civils, et plus de 3.490 blessés depuis le début de l'offensive le 27 décembre, selon un dernier bilan du chef des services d'urgence palestiniens Mouawiya Hassanein. Côté israélien, trois civils et 10 soldats ont été tués durant la même période, selon l'armée. Sur le front humanitaire, l'Agence de l'ONU d'aide aux réfugiés palestiniens (Unrwa) a annoncé une reprise imminente de la distribution d'aide humanitaire, disant avoir reçu de la part d'Israël "des assurances crédibles que la sécurité des personnels de l'ONU" serait "pleinement respectée". Un million de personnes vivent sans électricité dans ce territoire pauvre et surpeuplé, 750.000 sont sans eau et les hôpitaux fonctionnent grâce à des générateurs de secours, selon l'ONU.




Gaza: 6 civils dont 4 enfants tués dans des bombardements, 10 corps découverts

11 01 2009

( Agence France Presse - GAZA ) - Six civils, dont quatre enfants, ont été tués dimanche dans le bombardement israélien d'une maison du nord de la bande de Gaza et dix corps ont été découverts dans des décombres dans le sud de Gaza-ville, ont rapporté des sources médicales et des témoins.

Des témoins ont déclaré qu'une maison de Beit Lahya avait été touchée par un tir israélien qui a tué deux femmes et quatre enfants, selon des sources médicales.

Dix corps ont également été découverts dans des décombres dans les quartiers de Tal al-Hawa et Cheikh Ajiline, à la périphérie sud de Gaza-ville, où de violents combats ont eu lieu dimanche à l'aube, selon une autre source médicale.

Cinq des corps seraient ceux de membres du Hamas, selon cette source.




Tintin était-il gai? De toute évidence, analyse un journaliste britannique

11 01 2009

( Agence France-Presse - Londres ) - Alors que le monde fête ce week-end les 80 ans du célèbre reporter de bande dessinée Tintin, un journaliste du Times, lui-même ouvertement homosexuel, estime que tout l'indique.

«Mille millions de mille sabords, est-ce que ça ne crève pas les yeux ?», demande Matthew Parris, ancien député aujourd'hui journaliste au quotidien britannique, dans un article publié cette semaine et intitulé «Bien sûr que Tintin est gai, demandez à Milou».

«Où est le débat alors que les preuves pointent sans équivoque dans la même direction ?», s'interroge-t-il. «Un jeune homme sans expérience, androgyne, avec une houppe blonde, des pantalons bizarres et une écharpe, qui emménage dans le château de son meilleur ami, un marin entre deux âges ?»

La famille de Tintin, ou plutôt son absence de famille connue, constitue un autre signe à ses yeux.

«Tintin ne parle jamais de ses parents ou de sa famille, comme s'il faisait un blocage sur l'existence même de son père et de sa mère», relève le journaliste. «Tous les psychologues le diront, c'est un trait fréquent chez les jeunes homosexuels.»

Autre argument à ses yeux: Tintin, censé être reporter, n'écrit jamais ou presque le moindre article, laissant penser qu'il est peut-être un espion.

«Comme le confirmera toute personne vaguement au courant du monde de l'espionnage britannique (par exemple), l'espionnage a toujours attiré les homosexuels. J'ai moi-même postulé avec succès au MI6», les services de renseignement extérieurs britanniques, relève Matthew Parris.

Surtout, Tintin ne laisse jamais poindre la moindre attirance pour les femmes, qui sont notoirement peu nombreuses dans son univers: huit sur un total de 350 personnages. Aucune n'est jeune ou vaguement attirante, note Matthew Parris.

Seul héros «hétérosexuel sans la moindre ambiguïté»: son fidèle Milou. Le plus célèbre des fox-terriers «a tendance à se laisser distraire par la gente canine féminine, une tendance systématiquement muselée par son maître», estime l'ancien député.

Bien sûr, «on ne saura jamais» si Tintin était gai ou pas, reconnaît-il. «Milou a tout vu. Milou sait tout. Et Milou ne dira jamais rien».




Le bilan du séisme au Costa Rica s'alourdit

11 01 2009

( Agence France-Presse - San Jose ) - Le bilan du séisme qui a frappé jeudi le centre du Costa Rica a fait au moins 19 morts et 56 disparus, a annoncé samedi la Croix Rouge nationale tandis que les autorités faisaient état de dégâts de centaines de millions de dollars.

La Croix-Rouge avait précédemment fait état de 18 morts et 56 disparus, et la Commission nationale des urgences (CNE) a indiqué que neuf victimes avaient été identifiées. Une porte-parole de la Croix Rouge a annoncé 19 morts dans la soirée.

Des soins ont été prodigués à 91 blessés et 1 378 sinistrés sont encore hébergés dans des centres d'urgence, selon la Croix Rouge.

Le bilan risque encore de s'alourdir car des centaines de personnes sont encore isolées dans des zones difficiles d'accès près du volcan Poas, où se situait l'épicentre du séisme, selon les autorités.

Des voitures restaient ensevelies sous des éboulements avec probablement des cadavres à l'intérieur.

Les opérations de secours se poursuivaient samedi avec l'appui d'hélicoptères militaires américains et colombiens. Les Etats-Unis qui ont également annoncé le déblocage d'une aide d'urgence de 50 000 dollars, ont envoyé deux appareils Blackhawk d'une base du Honduras.

Les secours aériens officiels avaient été assurés jusqu'alors par cinq hélicoptères civils loués par le gouvernement dans un pays qui n'a pas d'armée régulière.

Des agences de tourisme et leurs compagnies d'assurances ont également loué des hélicoptères pour secourir des touristes étrangers dont plusieurs centaines étaient bloqués dans la zone la plus touchée par le séisme.

Le volcan Poas a été fissuré par le séisme et les fumerolles de son cratère principal ont augmenté de volume, mais un risque d'éruption est «peu probable», estimaient samedi les experts de l'Observatoire vulcanologique et sismologique national.

Les dégâts matériels se chiffreront en centaines de millions de dollars, selon les autorités, avec une centrale hydroélectrique hors d'usage, des hôtels, des routes, des ponts, des immeubles, des voitures, des récoltes détruits.

Outre les infrastructures routières et les biens familiaux, le séisme a frappé de plein fouet les ressources agricoles et touristiques du pays.

Le tourisme rapporte au Costa Rica 20% de ses ressources en devises, soit environ 2 milliards de dollars en 2008.

Plus de cinquante hôtels, restaurants et autres établissements touristiques ont dû fermer dans la région du volcan Poas.




Drame familial à Saguenay: des funérailles poignantes

11 01 2009

( Émilie Côté - La Presse ) - (Saguenay)- Même l'abbé Gaétan Thibeault n'a pu retenir ses larmes quand il a vu les trois petits cercueils blancs entrer dans la cathédrale de Chicoutimi.

Tous étaient réunis «devant le drame et le mystère que vous voyez comme moi de vos yeux», a-t-il dit aux centaines de personnes qui assistaient aux funérailles de Marc Laliberté et de ses enfants Joëlle, 12 ans, Marc-Ange, 7 ans, et Louis-Philippe, 4 ans.

«Seigneur, tu nous vois déchirés et abattus. Nous ne comprenons pas. La brutalité de ces morts ajoute à notre peine», a dit le curé.

Le prêtre a parlé de comprendre «un peu» ce qui est arrivé le soir du Nouvel An. Tous et chacun essaient de trouver une explication, a-t-il souligné.

Selon les policiers, Marc Laliberté a conclu un pacte de suicide avec sa femme, Cathie Gauthier. L'homme et ses trois enfants sont morts. La mère, qui a survécu, est maintenant accusée du meurtre de ses enfants et d'avoir aidé son mari à se suicider.

Samedi, la femme de 36 ans n'a pas assisté aux funérailles. Elle est restée à l'hôpital, où elle soigne une grave blessure au poignet.

L'abbé Gaétan Thibeault a évoqué les «circonstances tragiques» du drame. Il a invité la foule à ne pas porter de jugement. Il a souhaité à Marc Laliberté «que la Miséricorde lui donne la paix qu'il a cherchée et la lumière qu'il a perdue». Aux proches des défunts, il a souhaité qu'ils trouvent la sérénité.

La cérémonie a été poignante mais sobre. Aucun membre de la famille n'a pris parole. Seul l'enseignant du petit Marc-Ange s'est exprimé: «À toi, mon petit Marc-Ange, je te fais une belle caresse. Tu seras l'étincelle dans mon coeur qui brûlera à tout jamais.»

Après l'eucharistie, le père de Cathie Gauthier et le frère de Marc Laliberté ont échangé une chaleureuse poignée de main. Les deux hommes sanglotaient quand ils ont escorté les trois cercueils des enfants et l'urne du père à la sortie de l'église.

La scène était déchirante, tout comme la peine qui se voyait sur les visages à la maison funéraire Gravel & Fils, où étaient exposés les défunts avant la messe.

Dans leur cercueil, les enfants avaient l'air de petits anges endormis profondément. Louis-Philippe, 4 ans, portait une chemise bleue et une cravate jaune. Une poupée veillait sur Joëlle alors qu'un tableau de dessins et de messages rendait hommage à son frère Marc-Ange.

«Après avoir été la joie de leur famille, ils en seront les anges gardiens. Ne pleurez pas, nous allons vous attendre au ciel, la famille s'y reformera et les larmes seront séchées», pouvait-on lire au verso du signet remis en souvenir aux visiteurs.

Mais comme l'a souligné un ami de la famille, les funérailles de Marc Laliberté et de ses trois enfants ne représentent pas pour leurs proches la «dernière étape» de leur deuil. Ils seront replongés au coeur du drame durant le procès de Cathie Gauthier.

Cathie Gauthier est accusée du meurtre de ses trois enfants et d'avoir aidé son mari à se suicider. Soignée à l'hôpital, elle n'a pas assisté à la cérémonie de samedi.




Obama au mémorial de Lincoln

11 01 2009

( Agence France-Presse - Washington ) - Le président américain élu Barack Obama s'est rendu samedi, 10 jours de son investiture, au mémorial d'Abraham Lincoln, 16e président des Etats Unis en fonction entre 1861 et 1865, qu'il considère comme un de ses modèles.

Barack Obama, son épouse Michelle et leur deux filles Malia et Sasha ont gravi les marches de marbre du Lincoln Memorial de Washington, desquelles le révérend Martin Luther King avait lancé son célèbre «I have a dream» en 1963.

Le président élu a marqué une pause devant la statue de Lincoln assis, haute de six mètres et a passé environ 15 minutes à l'intérieur du monument, dédié à la mémoire de son prédécesseur, figure de la conscience américaine pour s'être opposé à l'esclavage et efforcé de maintenir l'unité du pays pendant la guerre de sécession (1861-1865).

Barack Obama, premier président noir des Etats-Unis, cite Lincoln parmi ses modèles et a indiqué avoir «relu certains écrits de Lincoln, qui est toujours une extraordinaire inspiration», en vue de se préparer à son mandat.

Comme Lincoln, le futur 44e président des Etats-Unis est avocat et parlementaire de l'Etat de l'Illinois. Mais Lincoln était républicain alors qu'Obama est démocrate.

Obama avait directement cité Lincoln dans son discours d'immédiate après-élection et prêtera serment sur la même bible que lui, le 20 janvier, une première depuis l'investiture de son illustre prédécesseur en 1861.